Faire un choix, ce n'est pas facile

Parfois, les choix les plus évidents, peuvent paraître les plus fous.

Mais, c'est ça le but de la vie. Agir, bouger, aller vers le destin qui semble idoine à notre bonheur.
Cela fait peur, certes, mais à deux, c'est toujours mieux.

Communiquer, aller de l'avant, rire, s'aimer. C'est quand même un projet magnifique.

Petite musique rigolote pour toi.
Et pour tous ceux qui hésitent !


# Posté le mardi 08 avril 2008 19:35

Sans commentaire

Je ne sais qu'en penser...

# Posté le vendredi 04 avril 2008 22:20

La quatrième dimension

La quatrième dimension
Après avoir connu un passage mars-1er avril très perturbé, je suis passé en milieu de cette journée dévouée aux blagues et aux gens prénommés comme moi dans la quatrième dimension, la fameuse twilight zone.

Et je remercie la personne qui m'a permis de faire ce voyage, qui je l'espère en amènera d'autres.
Je remercie aussi toutes les personnes ici, et là, qui ont eu une pensée, un mot gentil, réconfortant, agréable, à mon égard.
Bisous

# Posté le mercredi 02 avril 2008 23:56

Nouvelle inédite : Les frères ennemis

Nouvelle inédite : Les frères ennemis


-« Donne-moi ton eau !

-Ne dis-pas s'il te plait, surtout...

-Oui, je m'en suis passé, tu as remarqué, allez, donne ton eau ! »

L'atmosphère était plutôt électrique entre les deux frères. Ils s'étaient toujours chamaillés, mais depuis leur entrée dans l'adolescence, c'était devenu insupportable pour leur famille.
Tannées, morsures, insultes, c'était l'enfer sur terres foréziennes.

Le père, un jour qu'il fut plus excédé qu'à l'accoutumée, envoya ses deux molochs hors de la maison.

« Je ne veux plus vous voir faire les jarjilles ! Ne revenez pas avant d'être franc rabibochés ! Allez donc à Cotatay brûler des cierges pour votre tante malade. Vous finirez bien par vous entendre. Sinon, brûlez-en un dernier afin de vous trouver un nouveau logeur... »

Surpris, les deux jeunes savaient qu'ils n'avaient pas le choix ; ils préparèrent donc leurs affaires. Joseph, 17 ans et André 19, étaient tous deux fins mais musclés. Ils en auraient besoin, la route allait certainement demander plusieurs jours.

La mère s'inquiétait un peu de les voir partir. Le père, lui, cachait mal sa fierté d'avoir trouvé une si bonne idée. Fanny, la dernière, voyait à 12 ans, une première occasion d'avoir ses parents à elle seule. C'est avec un grand sourire qu'elle leva sa main à leur départ...

Les jeunes n'avaient pas fait trois kilomètres que déjà, les premières tensions se firent ressentir :

-« Donne-moi ton eau !

-Tiens, attrape ! De toute façon, j'ai plus soif, et puis j'ai craché dans la gourde ! » lança Joseph.

-« Salaud ! », rétorqua l'aîné qui ramassa une pierre et de la terre avant de lui jeter à la tête, manquant de peu le diablotin qui s'était mis à courir...

-« Je suis sûr qu'il n'a pas fait ça », maugréa pour lui-même le futur adulte...

Il versa quelques gouttes d'eau au sol, puis tenta d'observer à l'intérieur afin d'y voir si l'eau était claire. Mais l'objet opaque ne laissa rien transparaître.

Il prit une inspiration, qui poussée par l'assèchement de ses lèvres causé par le soleil de plomb et les kilomètres irréguliers avalés, le décidèrent à coller sa bouche au goulot.

-« Ah, t'es bien méfiant pour rien, craintif, craintif », lui jeta au loin son puéril compagnon.

Les heures passaient, Joseph s'ennuyait de devoir marcher loin devant sans avoir quiconque à qui parler. Il ralentit le pas, se laissant volontiers rattraper par son frangin. Afin d'éviter toute réprimande, il lança immédiatement un sujet de conversation apaisant en évoquant le destin de leur s½ur. Ils l'aimaient beaucoup. Bien qu'elle fut parfois de mauvais poil, ils tombèrent d'accord pour lui accorder une qualité incroyable : la patience face à leur attitude exécrable au domicile familial.

-« Fanny est une fille bien. Souhaitons-lui de travailler à l'école convenablement pour qu'elle puisse devenir maîtresse comme elle le répète à notre mère », lança Antoine. « Sinon, elle sera une bonne femme d'intérieur. Maman lui a tant appris déjà.

-Mais il faudra que son mari soit gentil, car nous serons toujours là pour veiller au grain », rétorqua le cadet, fier comme un adulte qui aurait tué un taureau.

La nuit s'installa sans que les deux jeunes gens ne s'en aperçoivent. Le froid régnait désormais et aucune habitation n'avait l'air de longer le chemin sinueux. Ils décidèrent donc de récolter quelques branches afin de faire un feu. Une fois celui-ci allumé, et alors que la nuit avait désormais pris possession des cieux, les frères Béal, se firent un lit douillet et chaud grâce à des feuilles ramassées ci et là, sous l'½il bienveillant d'une lune pleine et dégagée de tout nuage. Doucement, le feu laissa place à une fumée qui se dispersa dans l'air, sans vent.
Joseph ronfla toute la nuit, créant une discussion surréaliste avec un hibou bavard.
André, plus discret, ne participa pas au débat...

Le cadet se réveilla en premier et comme le soleil n'était pas encore levé, il décida, sans bruit, de rallumer le feu, estimant que son frère serait ravi d'avoir un peu de chaleur à son premier instant de lucidité. Il s'éloigna quelques instants et s'enfonça dans les bois à la recherche d'idées et en revint rapidement.

-« Salut frérot ! »

La voix matutinale de son aîné, grave et pataude, déclencha un rire enfantin chez Joseph, qui tendit la moitié d'un fruit qu'il avait cueilli en répondant :

-« Alors ? C'est à cette heure-ci qu'on se réveille ! Quelle nuit paisible, je suis sûr que je n'ai même pas ronflé ! »

Au loin, le soleil, moqueur, montra son crâne chauve, et se dévoila doucement derrière les Monts du Lyonnais.

Les deux garagnas repartirent de bon pied après avoir dégusté quelques fruits et rempli la gourde de l'eau du cours que Joseph avait repéré à l'aube.
Dès les premiers pas, la discussion reprit sur le même rythme que la veille, sans insulte, sans mauvaise blague. On aurait presque pu sentir de la maturité dans l'échange verbal.

A trois mètres de leur tête, un hibou, ayant bavardé toute la nuit avec un ronfleur, dormait du sommeil du juste.

# Posté le lundi 31 mars 2008 23:04

L'heure d'été

L'heure d'été
Salut.

On a changé d'heure cette nuit. Youpi, finie la ruse giscardienne pour soit disant nous faire économiser le chauffage, la lumière, etc.

Voir les jours se terminer à 20 heures va être un plaisir et je vais faire tel un papillon éclore à nouveau. Cela signifie le retour du beau temps, les jupes dansant au vent, les vêtements légers et les sourires de circonstance. Un air de vacances afin de pallier le manque... de vacances !

Bref, c'était pour dire que j'avais dormi une heure de moins. Moins que rien, ça fait peu au final, et ça se ressent...
Bon dimanche !

# Posté le dimanche 30 mars 2008 08:26